04/04/2005

Ta chevelure...

Qu’il est difficile d’écrire sur ta chevelure, tant elle est l’endroit parfait où mes mots voudraient se perdre. Je l’ai si souvent suivie, au gré des rues fatiguées et des lampadaires blafards… J’ai si souvent rêvé d’y enfouir mon regard et mon front brûlant, d’en respirer les parfums troubles, puis d’y revenir encore et encore comme l’oiseau retourne à son nid. J’ai si souvent soupiré en imaginant mes doigts serpentant lentement entre tes longs cheveux, les démêlant comme pour en tirer le fil clair de tes pensées. Je voudrais tant les coiffer doucement, assis au bord d’un puits, par un de ces printemps dont toi seule à le secret, tant il me semble que c’est là une bien douce manière d’aimer…

 

Si par hasard, au gré de tes promenades dans la forêt que j’ai rêvé pour toi, tu croisais un papillon blanc, je voudrais que tu le suives. Il t’emmènerait dans des recoins de lumière que tu ne soupçonnais pas. Il voltigerait, te faisant sautiller jusqu’à t’arracher un rire dont il boirait le nectar. Il se poserait sur une écorce juste pour enchanter ton regard. Puis il t’attirerait très certainement dans une grotte où personne ne peut se rendre s’il ne l’a décidé. Tu t’enfoncerais dans la montagne, dans la terre, sans le quitter des yeux. Tu te poserais enfin au bord d’un petit lac perdu au cœur de la roche. Là, vous ne seriez plus seuls. Ils seraient des centaines comme lui, venant doucement caresser ta joue, se posant sur tes atours pour t’inventer une robe d’ailes battantes…

Bien sûr, à un moment où à un autre, tu seras tentée de regarder au fond de l’eau. Tu t’émerveilleras des reflets des papillons sur la surface calme et lisse.

Des reflets ?

Regarde mieux : rien ne correspond.

Ce sont d’autres papillons.

Là, en dessous.

Regarde le paysage, là, tout en bas…

Et fais moi la grâce d’un sourire.

Car te voilà au cœur de mon âme.

Et puis les Papillons parfois, passent d’un monde à l’autre…

 

Tu sais, quand sera venu le moment de partir, l’un deux se posera…dans ta chevelure…

Tu pourras le garder à jamais…

Aux yeux du monde il sera un bijou de nacre et de perle.

Mais toi tu sauras sa vie et ses envolées.

Tu sauras ma présence, là où je me rêve.

 

Et si tu le veux bien, je t’envolerai à ton tour. Une balançoire nous suffira. Je te pousserai  jusqu’aux nuages, et je regarderai, les yeux embués, le sillage de ta chevelure dessiné dans le ciel.

 

Ta chevelure de comète où rêve en papillon endormi…


13:04 Écrit par Benoit | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Mais que voici, un endroit où il fait bon rêver et se laisser emporter par la magie du sentiment, butiner quelques mots romantiques et repartir le coeur plein de douceur...

Écrit par : Poussière de lune. | 04/04/2005

... J'aime toujours tes mots...
En moments de crise comme dans les bons moments tu m'aides.

Écrit par : Eiluned ou mélanie | 05/04/2005

lumière Les mots du papillon sont comme la lueur des flames, ils sont tellements beaux qu'on s'y brulerai les ailes.

Écrit par : Selene | 06/04/2005

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